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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 09:14
Vers une disparition du brevet des collèges ?

Le Conseil Supérieur des Programmes (CSP), dans ses préconisations rendues publiques mardi 10 juin 2014, souhaite remettre en cause le Diplôme National du Brevet (DNB). Pour le CSP, il s'agirait de mettre en place une procédure unique qui, à la fois, valide le DNB et le Socle Commun de Compétences (SCC). Certains membres du CSP parlent tout simplement de supprimer le DNB.

Pour la CGT Éduc'action, la question de l’évaluation ne peut se limiter à la définition d’un Brevet dont l’obtention est subordonnée à l’acquisition du SCC, a fortiori si une procédure unique valide à la fois le DNB et le SCC, comme le préconise le CSP.

La CGT Éduc'action rappelle son opposition à la réduction de la scolarité obligatoire au SCC.
Loin d'assurer à tous les élèves une base commune, le socle conduit les enseignant-e-s à proposer une éducation au rabais aux élèves en difficulté et une éducation plus ambitieuse aux élèves les plus initiés.
Le socle a peu de rapport avec l'émancipation personnelle que le système scolaire doit permettre.
Pour la CGT Éduc'action, le socle commun ne saurait se résumer à un minimum de savoirs pour les enfants des milieux populaires. Il possède aussi une dimension économique, celle d’une École de l’employabilité, basée sur les compétences patronales. Enfin, il porte une volonté idéologique, celle de la transmission aux élèves des valeurs dominantes. Ces deux éléments ne sont pas nouveaux, mais sont aggravés par le socle commun.
Pour la CGT Éduc'action, il s’agit de sortir de la transmission de la culture dominante, au bénéfice de la construction d’une culture commune émancipatrice, libérée de tout rapport de domination, dans le cadre d’une co-production des savoirs.

Pour la CGT Éduc'action, l'évaluation telle qu’elle est pratiquée, inscrit les élèves dans une idéologie de la performance, de la sélection et de la concurrence. Une évaluation ne peut être utile pour l'élève que si, par la suite, elle amène à une aide qui lui permettra de progresser et de comprendre ses difficultés. Cela demande donc des moyens humains supplémentaires pour former des groupes de remédiation.

Montreuil, le 10 juin 2014

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 21:47
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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 14:36

A lire ICI: le 4 pages collège d'octobre 2013.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 12:43

Motion CA du 26 juin 2013

Le livret Personnel de compétences

Les élu-e-s enseignant(e)s CGT Education et Sud Education du lycée Robert Buron de Laval tiennent à attirer l’attention du Conseil d’Administration de ce soir sur leur opposition au Livret Personnel de Compétences.

Cet outil est en place depuis plusieurs années en école et en collège, et il est amené à être étendu au lycée, c’est pourquoi, par cette motion, les élu-e-s souhaitent exprimer au CA les raisons de leur opposition à cet outil.

Pour les élu-e-s enseignant(e)s, le Livret personnel de compétences est davantage une démarche entrepreneuriale qu’un outil pédagogique.

Présenté comme une innovation pédagogique, le LPC n’est en réalité qu’un moyen pour casser le système scolaire actuel et présente un réel danger pour les élèves.

Le LPC, l’entrepreneur comme référence

Le Socle commun de compétences que cherche à valider le Livret Personnel de Compétences (LPC) est défini par le décret du 11 juillet 2006, en application de la loi du 25 avril 2005 d'orientation et de programme pour l'avenir de l'École, en particulier l’article 9. Les autres mesures fortes figurant dans cette loi d’orientation étaient : 1°) la création de commissions rectorales de langues intégrant des représentants des milieux économiques et professionnels, 2°) la contribution des administrations concernées, des collectivités territoriales, mais aussi des entreprises aux propositions d’orientation et de formations faites aux élèves, 3°) la création du label « lycée des métiers » avec mixage des publics entre formation initiale et formation continue.

Cette loi d’orientation avait donc pour « objectif de faire entrer les références de l’entreprise à l’école ».

Le LPC, un projet politique anti-social

Le décret français de 2006 prend appui sur la proposition de recommandation du Parlement européen et du Conseil de l’UE en matière de « compétences clés pour l’éducation et l’apprentissage tout au long de la vie », en date du 10 novembre 2005.

Nous voulons rappeler que cette recommandation est le résultat du travail de la commission « Culture et Education », dont la majorité mène une politique libérale. Cette recommandation s’inscrit dans la lignée de divers Conseils Européens du début des années 2000, initiés par celui de Lisbonne, dont l’un des objectifs principaux est très clairement formulé dans les textes mêmes émanant des instances européennes : le développement de l’esprit d’entreprise, au détriment de la formation citoyenne.

Le LPC, la diffusion de la mondialisation libérale

Enfin, le décret français, dans la définition du Socle commun, fait référence aux évaluations internationales, en particulier PISA(Programme international pour le suivi des acquis des élèves ou Programm for International Student Assessment). Existant depuis 2000, PISA est mené par l’Organisation de Coopération et Développement Economique (OCDE), dont les maîtres-mots sont « défense du libre-échange, concurrence et déréglementation du marché du travail ». On ne reconnait plus le savoir des élèves mais leur adaptation aux besoins, au final, on cherche à évaluer leur « niveau d’employabilité ».

Le LPC, un danger pour l’éducation

Les enseignants, du 1er degré au lycée, doivent faire valoir leur liberté pédagogique, inscrite dans les textes, en refusant de s’inscrire dans la démarche du LPC.

Certains plébiscitent le LPC, car ils feignent de croire qu’il permettra de développer une autre pédagogie. C’est un leurre. Ce n’est pas à cette fin que le LPC a été conçu.

Le travail de l’enseignant est-il uniquement de préparer ses élèves à la vie en entreprise ? L’enseignant peut-il contribuer à la mise en place d’un livret individuel, numérisé, destiné à suivre l’élève tout au long de sa vie scolaire, mais aussi professionnelle ? L’enseignant doit-il participer à la mise en œuvre d’un dispositif qui consiste à faire disparaître la notion de diplôme et les conventions collectives ? Remplir le LPC, de quelque manière que ce soit, c’est répondre trois fois OUI.

Mise en place dans le premier degré et dans les collèges depuis deux ans, il est jugé inutile car il s’ajoute au livret scolaire et est dénué de toute perspective pédagogique.

Toutes ces raisons, à la fois d’ordre idéologique mais aussi pédagogique, nous invitent, élu-e-s enseignant(e)s CGT Education et Sud Education du lycée Robert Buron à rejeter cet outil et à soutenir les collègues directement concernés.

Les élu(e)s enseignant(e)s CGT Education et Sud Education du lycée Robert Buron

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 10:03
Communiqué de presse intersyndical
SNES-FSU / CGT
Éduc'action /
SNALC-FGAF /
Sud Éducation
 
Les sujets du Diplôme National du Brevet proposés, vendredi dernier, aux élèves de la série générale suivent en partie la même logique que ceux du Bac précédemment dénoncés. Avec de tels programmes et une telle forme d’épreuve "le bon sujet" était de toute façon introuvable.

Prenant appui sur des programmes pour lesquels nous réclamons des allègements d’urgence, l’épreuve a suscité indignation, voire colère des enseignants lorsqu’ils ont constaté l’importance allouée à des questions souvent traitées à la hâte, car situées en fin d’un programme pléthorique.
En outre, les supports documentaires étaient défaillants, les écarts d’exigences importants entre les différentes questions -de surcroit très éparpillées- et certaines questions étaient sans pertinence dans le cadre d’une évaluation terminale.

Le constat fut sans appel : dans de très nombreux collèges, la majorité des candidats avait quitté la salle au bout d’une heure de composition.

A l’heure où la DEPP publie une enquête sur la baisse du niveau des élèves en Histoire-Géographie, nous sommes persuadés que la tendance ne s’inversera pas avec une telle conception de ces enseignements et de leur évaluation.

Programmes et examens sont à revoir en eux mêmes et dans leur articulation si l'on veut donner du sens à l’enseignement et lutter contre l’échec scolaire !

Le 2 juillet 2013
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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 13:14
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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 18:52

Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

Ouest-France.fr nous apprend, samedi 8 juin, que l'ERS de Craon devrait fermer :

 

"L’établissement de réinsertion scolaire (ERS) de Craon, situé au sein du collège public Volney, à Craon, va fermer ses portes à la fin de l’année scolaire.

Ouvert depuis 3 ans, cet ERS accueille des élèves de Seine-Saint-Denis en situation d’échec scolaire. Chaque année, une dizaine d’élèves de 4ème et de 3ème bénéficiaient de ce dispositif au sein de l’internat du collège mayennais. Inauguré en 2010, l’ERS de Craon avait suscité de vives polémiques à ses débuts. Des professeurs s’étaient mis en grève, dénonçant un manque de concertation, des parents avaient refusé que leur enfant retourne en classe et des élèves avaient été renvoyés en Seine-Saint-Denis à la suite d’altercations. « Mais cette année, le bilan a été très positif, observe le maire de Craon, Paul Chaineau. Certains élèves ont fait des stages dans des commerces, mais aussi à la mairie et tout s’est très bien passé. Un élève a également participé aux cours d’espagnol avec les autres élèves du collège. »

L’établissement de réinsertion devrait être remplacé par des internats relais, plus proches du collège d’origine de ces élèves."

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 20:25

La CGT Educ'action 53 vient de publier un document de 4 pages à destination des personnels d'éducation de collèges et lycées.

 

Page 1 - Collèges/lycées : vers le bac -3/bac +3

 

Page 2 et page 3 - Le Livret personnel de compétences, une démarche entrepreneuriale, un leurre pédagogique

 

Page 4 - Coordonnées de la CGT Educ'action 53. Bulletin de syndicalisation

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 09:53

A lire: le 4 pages collège qui fait le point sur l’analyse de la situation et l’actualité liée à la loi d’orientation.

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 09:51

Mercredi 9 novembre, à l'appel de l'intersyndicale CGT Educ'action, STE-CNT, SUD Education, une trentaine de personnes se sont réunies à la FAL à Laval pour envisager ce qu'il était possible de faire en Mayenne contre la mise en oeuvre du Livret Personnel de Compétences.

Après 30 minutes de présentation du LPC (origines politiques et idéologiques, répercussions pédagogiques), la discussion s'est engagée. Il en est ressorti qu'il y avait encore un gros travail d'informations à faire en direction des enseignants et des parents pour faire prendre conscience des dangers du LPC. Il a été décidé d'essayer d'organiser, dans les secteurs de collège représentés par quelques personnes à la réunion, des réunions d'information sur le modèle de celle organisée ce mercredi. Les représentants de l'intersyndicale ont proposé de renouveler leur présentation, à charge au référent de secteur d'organiser la réunion (prise de contact, salle, date, etc...).

Secteurs retenus, pour l'heure : Craon-Renazé-Cossé, Laval agglomération, Evron, Montsûrs, Château-Gontier, Port-Brillet

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